Le fauteuil suspendu répond à un besoin simple : disposer d'un endroit enveloppant où s'isoler quelques minutes. Le léger balancement qu'il autorise n'est pas un détail, c'est ce qui le distingue d'un siège ordinaire et ce qui explique son effet apaisant.
Le fauteuil œuf, en rotin ou en résine tressée, forme une coque ouverte sur un côté. C'est le modèle le plus répandu, aussi bien en intérieur qu'en terrasse couverte.
Le hamac-chaise, en toile ou en filet de coton, se replie et se transporte. Il coûte peu et convient aux petits espaces. La balancelle nid, à structure souple garnie de coussins, offre le meilleur confort d'assise prolongée. Enfin les modèles en bulle transparente, plus décoratifs, chauffent vite au soleil et conviennent mal à une exposition sud.
La fixation au plafond est la plus élégante et la plus exigeante. Elle ne se fait que dans un élément porteur : une poutre, une solive repérée, une dalle béton. Jamais dans une plaque de plâtre, jamais dans un faux plafond, et jamais dans un lambris, quelle que soit la cheville employée.
Le matériel doit être dimensionné : piton à œil traversant ou platine vissée, mousqueton à vis, chaîne ou sangle certifiée. Chaque élément porte une charge admissible, et c'est le maillon le plus faible qui compte. Une charge de service de 150 kilos est un minimum raisonnable pour un usage adulte, avec un coefficient de sécurité.
Le support autoportant, trépied ou arceau, évite tout percement et convient aux locations, aux terrasses et aux planchers dont on ignore la structure. Il occupe davantage de place et se déplace facilement. Sa stabilité dépend de l'empattement : un support étroit bascule quand on s'assoit sur le bord du fauteuil.
C'est le point que l'on découvre après l'achat. Il faut compter un dégagement d'au moins soixante centimètres tout autour, davantage dans l'axe de balancement, et une hauteur sous plafond suffisante pour que l'assise se situe à quarante ou cinquante centimètres du sol.
Une règle simple : mesurer au sol l'emprise du fauteuil et du support, puis ajouter le cercle de balancement. Un fauteuil installé trop près d'un mur cogne et finit inutilisé.
Le rotin naturel est chaleureux et craint l'humidité : il reste en intérieur ou sous abri. La résine tressée, en polyéthylène, supporte la pluie et les ultraviolets à condition d'être de qualité, une résine bon marché devient cassante en deux ou trois saisons.
Le coton des hamacs est agréable et se lave ; il moisit s'il reste dehors. Les toiles techniques en polyester résistent mieux à l'extérieur. Pour les coussins, un garnissage à séchage rapide et une housse déhoussable font toute la différence en terrasse.
Quelques règles évitent l'essentiel des accidents. Vérifier la fixation et l'usure de la sangle ou de la chaîne au moins une fois par saison. Ne pas laisser un jeune enfant s'y balancer sans surveillance, le risque n'est pas la chute mais la torsion et le coincement. Rentrer ou attacher le fauteuil par grand vent : un modèle léger devient un projectile.
L'entretien se limite à peu : dépoussiérage, lavage à l'eau savonneuse pour la résine, brossage douce pour le rotin, et rangement à l'abri l'hiver. Un fauteuil laissé dehors toute l'année perd la moitié de sa durée de vie, quel que soit le matériau.